Denis Protéor vit et travaille à Paris. Chimiste de formation, il commence ses travaux dans le domaine artistique vers 1989 et ne commence à les divulguer qu’en 2000. Se définissant moins comme un photographe que comme un investigateur, les médiums artistiques ne sont pas pour lui des techniques, mais « des effluves de l'esprit, qui se sont solidifiées pour des organes imparfaits, dont le devoir est de se rapprocher de la grâce même si, pour ce faire, il faut en passer par des leçons de ténèbres ». Son ambition quant à la diffusion de son travail est d’apporter des éléments nouveaux qui provoquent des failles et des incertitudes, préparation à la Transfiguration.
En 2001, les éditions Marval publient son premier livre "Parts pour l'âme-chaudron", un volume "monumental" de 500 photographies couleurs qui se veut "une fresque du Vivant qui de son enchantement n'élude pas l'épouvante".
En 2005 le Centre de la Photographie de Genève lui consacre une exposition qu'il nomme "Tri desTournis".
« Né dans un avion et formé comme un chimiste qui ne croit pas à une chimie externe mais à la construction volontaire de la personnalité et à l'exercice d'une puissance personnelle, c'est dans le Mystère que je m'ébats avec le but de compléter mon être avant de refaire le voyage de la pierre.
En ce moment, je loge et opère à Paris mais la géographie des structures ne m'intéresse qu'à la condition de me fournir mes rations de matière vivante. Je crois plutôt que je suis né dans la Forêt et dans des espaces mentaux que j'ai traversés. » (Denis Protéor, mars 2006).
Bernard Gerboud, commissaire de l'exposition et du festival "Surexpositions".