CONTE ET COMBINATOIRES 0304
La guerre commença avec une échéance devinée : le guerrier uniquement gagnerait. Quel serait le butin ? La combinaison.
La guerre commença avec une échéance devinée : le guerrier uniquement gagnerait. Quel serait le butin ? La combinaison.
L’odeur du danger dans les narines, le guerrier Hüyük n’en suivait pas moins son plan de bataille. D’abord continuer l’avancée sans être gêné dans son action par ses alliances. Hüyük était donc au bivouac à préparer ses armes, la mesure de la mesure due à son sens de la quantité, la conduction associée à l’euphorie, les pièges de la configuration. Face à la nuit hors du destin, le guerrier incanta « J’ai brûlé mon étoile ? Non, l’étoile m’a brûlé. »
Que de tristesse dans la voix de Hüyük ! Mais au fait, quel était l’ennemi de ce guerrier-là ? L’incroyant du savoir, un roi du désert. Et un frisson d’effroi parcourut le guerrier... Une Chauve-Souris venait de la frôler. Le talon lui chatouillait; à l’évidence la petite peste l’avait percé et s’envolait gorgée de sang. Ce fut elle que le guerrier incanta encore : "Emmène mon sang dans la nuit complète."
RISTORANTE (conte et combinatoire 0305)
Fréquenter les lieux de rassemblements, au Mexique d’accord, ailleurs zéro. Et il se trouve des restaurants qui furent frappés par la foudre. Je fus dans l’un d'eux avec les événements suivants.
Un homme, pour dire vrai presqu’un adolescent qui portait ses couilles en boucles d’oreilles (je voyais la scène d’un bout de l’établissement) avait saisi une véritable jeune femme droite et à la force contagieuse. J’envoyai mon Cafard-espion près d’eux pour savoir la finalité de la gestuelle. A l’aide des yeux de mon ami-insecte j’assistai à des répliques univoques. « Eh monsieur Ravioli où dieu sait quoi, ne me touche pas » lui planta la jeune femme comme un i. Le morveux habillé d’un costume et gominé souriait sans l’ombre d’un tressaillement , impertubable considérant l’agitation de cette jeune femme telle toute femelle agitée. « Chérie » osa-t-il (et mon Cafard-espion se frottait les antennes de joie), « ne le prends pas mal, je veux faire connaissance, tu es invitée, merde ! »
« Va t’en lécher les doigts » (adios, blanc-bec, la demoiselle t’assassine. Enfin un peu de divertissement dans ce genre d’endroit). Le petit bonhomme était trop contenu, je prévoyais une réaction brutale et malheureusement les brutes sont faibles. Il plaqua son poing dans le ventre de la belle jeunne femme qui se plia. Mon Cafard-espion se réfugia dans un coin et me montra un spectacle étonnant : la femme ne grimaçait pas de douleur, elle fronçait les sourcils, leurs extrêmités centrales plus basses que les pointes externes. Elle releva la tête à la manière d’une Jument et son crâne enfonça l’apparatus du faux séducteur. J’ai souffert pour lui. Je me souvins qu’à une époque où j’étais entouré de beaucoup d’enfants, parfois l’un d’eux dans la fièvre d’un jeu, celle d’une ivresse bacchique propre à leur âge se cognait à cause de sa taille contre mon aine, mon souffle s’arrêtait net.
Elle et lui étaient le nez à la hauteur des tables. Le maître d’hôtel accourut. Le jeune homme ne perdit pas sa contenance et commencait à afficher un sourire fixe, il préparait une riposte, aussitôt j’ordonnai à mon Cafard-espion de prendre son envol pour lui brouiller la vue. La jeune femme magnifique se redressa et d’un coup d’oeil jaugea sous quel angle elle pourrait assaisonner l’agresseur. Et avec sa paume elle claqua une oreille du souriant emmerdeur. Il tomba. Je rappelai mon Cafard-espion car je craignis pour sa vie suite à un écrasement. Il s’envola et m’offrit une vue panoramique de la salle du restaurant dans le futur, chaises renversées, justice accomplie.